Journée d’étude au Théâtre national de Bordeaux

Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien – France

PROGRAMME ET INSCRIPTION: lacanavecwedekind.fr

J O U R N É E  D ’ E T U D E

Organisée par

Pôle 7, Bordeaux-Région. Pôle 8, pays des Gaves et de l’Adour. Pôle 9, Ouest

et le Théâtre National Bordeaux Aquitaine

Lacan avec Wedekind : la face cachée d’un masque

Le samedi 13 juin 2015 à Bordeaux

9h – 18h

THEÂTRE NATIONAL BORDEAUX AQUITAINE

3, place Renaudel

En 1891, Frank Wedekind écrit L’éveil du printemps. Freud y lira une part de ce qu’il établit quelques années plus tard. En 1974, Brigitte Jaques Wajeman met en scène cette tragédie enfantine et donne à Lacan l’occasion d’écrire un texte nouant au mystère du langage le trou que la sexualité fait dans le réel. En 2015, les personnages de cette tragédie enfantine – auxquels les étudiants de l’Ecole de théâtre, l’ESTBA, donneront souffle –  font toujours valoir les questions qui animent la façon dont chacun se débrouille, pas sans les autres, de ce qu’il n’y a pas de rapport sexuel qui puisse s’écrire. Questions essentielles qui requièrent une invention, si minime soit-elle, pour soutenir le choix du sexe.

Commission scientifique : cartel composé de Jacques Adam (Plus-un), David Bernard, Marie-Noëlle Jacob-Duvernet, Marie-José Latour, Philippe Madet.
Commission inter pôles : Jean Michel Arzur (pôle 9), Cécile Belliot (pôle 9), Christine de Camy (pôle 8), Michel Deguilhem (pôle 7), Ahmed Djihoud (pôle 7), Alain Latour (pôle 8), Marie Noëlle Laville (pôle 7), Céline Martinez (pôle 7), Géraldine Narzabal (pôle 7), Jacques Vauconsant (pôle 9).

 

Programme:

9h. Café d’accueil

9h30 – 11h. Ouverture, animée par Jacques Vauconsant

  1. -Lecture d’extraits choisis de L’éveil du printemps par les élèves de l’ESTBA.
  2. Philippe Madet, psychanalyste: « Est-ce une affaire d’époque ? »
  3. François Regnault,  traducteur, collaborateur de Brigitte Jaques Wajeman: « Mais le vert paradis des amours enfantines. »

11h15 – 13h. Premier mouvement, animé par Alain Latour

  1. -Lecture d’extraits choisis.
  2. Anaïs Frantz, enseignante et chercheure en littérature: « L’éveil du printemps ou les drames de la pudeur. »
  3. David Bernard, psychanalyste: « Les mystères du langage. »

13h – 14h30. Pause déjeuner

14h30 – 15h30. Deuxième mouvement

  1. -Lecture d’extraits choisis.
  2. Brigitte Jaques Wajeman, metteur en scène et Marie-José Latour, psychanalyste: Entretien, « Le point de rencontre entre passé et avenir est une tâche infinie »

15h45 – 17h30. Troisième mouvement, animé par Jean-Michel Arzur

  1. -Lecture d’extraits choisis.
  2. Marie-Noëlle Jacob-Duvernet, psychanalyste:  « L’échappée comme belle. »
  3. Jacques Adam, psychanalyste: « La jouissance masquée. »

17h30 – 18h. Cadence finale

  1. -Ponctuations par les organisateurs de la journée
  2. -Lecture d’extraits choisis.

 

 

 

Groupe de recherche « Violette Leduc »

Le groupe de recherche « Violette Leduc » créé à l’ITEM par Catherine Viollet a été accueilli au sein de l’équipe « Autobiographie et correspondances ».

Le groupe « Violette Leduc » a été fondé par Catherine Viollet dans le cadre de l’équipe « Genèse et autobiographie » de l’ITEM. Il est désormais rattaché à l’équipe « Autobiographie et correspondances ». Il est composé de Mireille Brioude, Anaïs Frantz et Alison Péron.

Depuis sa création en 2012, le groupe « Violette Leduc » travaille sur la genèse de l’œuvre leducienne. Son premier objectif est d’étudier les manuscrits du dernier volume de la trilogie autobiographique de l’écrivaine, La Chasse à l’amour (Gallimard, 1973), publié de manière posthume par Simone de Beauvoir.

Les travaux du groupe « Violette Leduc » :

  •  Participation au film documentaire d’Esther Hoffenberg, Violette Leduc La Chasse à l’amour, Les films du Poisson/Arte, 2013
  •  Journée d’étude « Genèse & Autobiographie » de l’ITEM, 1er juin 2013. Le groupe a présenté les premiers résultats de ses recherches.
  • Dossier « Violette Leduc La Chasse à l’amour » in La Faute à Rousseau sur « Masculin Féminin », n°64, oct. 2013 (p. 57-60)
  • Dossier « Violette Leduc La Chasse à l’amour », (à paraître) dans Danielle Constantin, Catherine Viollet (éds.), Sexes, genres, sexualités. Que disent les manuscrits autobiographiques ?, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 2015
  • Colloque « La Bâtarde a cinquante ans » : organisation d’un colloque international à l’École Normale supérieure et à La Maison de la Recherche de Paris 3, les 17 et 18 octobre 2014. Publication des actes en cours.

Colloque Violette Leduc

LA BÂTARDE A CINQUANTE ANS

Violette La Bâtarde

Colloque international sur Violette Leduc 

organisé par Mireille Brioude, Anaïs Frantz, Alison Péron

les 17 et 18 octobre 2014

à la Maison de la Recherche de La Sorbonne Nouvelle-Paris 3

et à l’École Normale Supérieure de Paris

 ARGUMENTAIRE

La Bâtarde a cinquante ans. En 1964, Violette Leduc publie le premier tome de l’autobiographie qui, préfacée par Simone de Beauvoir, la rend célèbre. Écarté du Prix Goncourt à cause de son caractère trop audacieux, le livre rencontre néanmoins un succès éclatant auprès du public. Cinquante ans plus tard, la « Bâtarde » suscite un regard renouvelé sur son œuvre à travers le film de Martin Provost, le documentaire d’Esther Hoffenberg, la création d’un groupe de recherche « Violette Leduc » à l’ITEM, et la réédition de ses romans. Ouvert à tous, le colloque du cinquantenaire de La Bâtarde présente l’état actuel de la réception et de la recherche sur l’œuvre de Violette Leduc.

PROGRAMME :

 Vendredi 17 octobre 2014 – Matinée 9h30-12h30

Salle Claude Simon, Maison de la Recherche de Paris 3

-Ouverture

 -Séance 1 : La Recherche universitaire  

Modératrice : Anaïs Frantz

Clara Bonelli (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3) : « Violette Leduc et le corps universel »

Renaud Kiev (Université McGill) : « L’éblouissement de la beauté dans l’œuvre de Violette Leduc : la perfection n’est pas de ce monde même quand nous la rencontrons »

 Pause

Modératrice : Alison Péron

Ghyslaine Charles Merrien (professeur) : « Violette Leduc et la peinture »

Mireille Brioude (professeur/ITEM) : Clôture de la matinée

Vendredi 17 octobre 2014 – Après-midi 14h30-17h

Salle Claude Simon, Maison de la Recherche de Paris 3

 -Séance 2 : L’héritage leducien chez les écrivains et artistes contemporains

Table ronde modérée par Catherine Florian (Librairie Violette and Co, Paris)

Anne Garréta (écrivain)

Carole Achache (écrivain)

Cécile Vargaftig (écrivain)

Pause

Modératrice : Mireille Brioude

Kesso Saulnier (artiste, Québec) : « Deux êtres qui s’aiment et qui s’déchirent : projet d’intertextualité polyphonique avec les livres de Violette Leduc »

Céline Arnaud (actrice, France) : Présentation du spectacle Ma mère c’est mon père, d’après Violette Leduc (monté au Théâtre K en janvier 2014)

 Samedi 18 octobre 2014 – Matinée 10h-12h30

Salle des Résistants, École Normale Supérieure

 -Séance 1 : Manuscrits et Archives

Modératrice : Mireille Brioude

Mireille Brioude (professeur/ITEM) : Présentation de la publication par Catherine Viollet d’un inédit de Violette Leduc, La main dans le sac (éd. du Chemin de fer, 2014)

Anaïs Frantz (Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3/ITEM) et Alison Péron (Université Paris 3/ITEM) : « Le cas René. Étude des manuscrits de La Chasse à l’amour »

Olivier Wagner (Bibliothèque Nationale de France) : « La correspondance entre Nathalie Sarraute et Violette Leduc »

 Samedi 18 octobre 2014 – Après-midi 14h30-17h

Salle des Résistants, École Normale Supérieure

 -Séance 2 : La vie et l’œuvre : témoignages

Modératrice : Ghyslaine Charles Merrien

Carlo Jansiti (biographe)

Jean-Claude Arrougé (ami de l’écrivain) : « Une grande qualité d’écoute »

 Pause

 -Séance 3 : Projection du documentaire Violette Leduc La Chasse à l’amour (Les Films du poisson, 2013)

Modératrices : Anaïs Frantz et Alison Péron

En présence d’Esther Hoffenberg (réalisatrice)

INFORMATIONS :

Le groupe « Violette Leduc » de l’ITEM a été fondé par Catherine Viollet. Il est composé de Mireille Brioude, Anaïs Frantz, Alison Péron.

L’événement a lieu à Paris le vendredi 17 octobre 2014 dans la Salle Claude Simon, Maison de la Recherche de la Sorbonne-Paris 3, (4, rue des Irlandais, Paris 5e), et le samedi 18 octobre 2014 dans la Salle des Résistants, Ecole Normale Supérieure, (45, rue d’Ulm, Paris 5e).

Contacts :

brioudemireille@gmail.com

alison.peron@hotmail.fr

anais.frantz@laposte.net

Plus d’informations : http://violetteleduc.net/

                       

Club de lecture Violette Leduc à la Librairie Violette and Co

samedi 20 septembre 2014

Première réunion du club de lecture de l’oeuvre de VIOLETTE LEDUC – 13h – 15h30

Suite à la rencontre « Lire Violette Leduc aujourd’hui » du 28 mars 2014 dans le cadre du programme des 10 ans de la librairie, nous proposons la création d’un club de lecture de l’oeuvre de Violette Leduc qui se réunira à la librairie. Ce club rassemblera des lectrices et des lecteurs qui aimeraient découvrir les textes de l’écrivaine ou en approfondir la connaissance. Afin de répondre aux attentes des personnes intéressées par cette proposition, de définir le contenu et de déterminer les modalités pratiques de fonctionnement, une réunion préparatoire s’est tenue à la librairie vendredi 23 mai à 19h.

La lecture de L’Asphyxie, publié chez Gallimard, coll. L’Imaginaire est proposée pour la première séance. Il s’agit de son premier livre, publié en 1946. Ce livre a l’avantage d’être court, de se présenter en une succession de tableaux, de rassembler pratiquement l’ensemble des thématiques chères à Violette Leduc.
Il est demandé à chacune d’une part d’avoir lu ce livre, (le rendu pourra être affectif et émotionnel et/ou analytique de ses thèmes et de son écriture), d’autre part de choisir un passage de 10 à 20 lignes pour éventuellement le lire lors de la séance.

La première séance est fixée au samedi 20 septembre de 13h à 15h30.
Puis : samedi 25 octobre, samedi 15 novembre, samedi 13 décembre, samedi 10 janvier.

Les personnes désirant participer à cette première séance devront s’inscrire au mail suivant : violette@violetteandco.com

Violette Leduc à la Librairie Violette and Co

Rencontre organisée par la Librairie Violette and co

« Avec le groupe « Violette Leduc » de l’Institut des Textes et des Manuscrits (ITEM), au complet, composé de Catherine Viollet (CNRS équipe « Genèse et autobiographie ») de Mireille Brioude (direction du groupe, créatrice du site Violette Leduc) d’Anaïs Frantz (docteure) et d’Alison Péron (doctorante), ainsi que Cécile Vargaftig, écrivaine et scénariste. Catherine Florian qui animait la rencontre a lu des contributions d’écrivaines qui ne pouvaient pas être présentes. Le public a été largement invité à prendre la parole et à partager ses lectures et/ou relectures des livres de Violette Leduc. »

28.3.14

Présentation d’ouvrages

La prochaine séance du séminaire de recherche « Peut-on penser une écologie culturelle ? Genre, littérature, francophonie, études post-coloniales : transits » organisé par Mireille Calle-Gruber et Jean Bessière, dans le cadre des activités du Centre de Recherches en études féminines et de genre/ EA 4400/ THALIM, aura lieu le vendredi 31 janvier 2014 de 13h à 16h en Sorbonne.

Seront présentés deux ouvrages:

-Anaïs Frantz, Le Complexe d’Eve : la pudeur et la littérature. Lectures de Violette Leduc et Marguerite Duras, Honoré Champion, 2013

-Anaïs Frantz, Sarah-Anaïs Crevier Goulet, Mireille Calle-Gruber, Fictions des genres, éd. univ. de Dijon, 2013

Programme de la séance :

-Jean Bessière (Paris 3) : « Fictions des genres : un point de vue anthropologique. »

-Anaïs Frantz (Paris 3): « La pudeur, la littérature et les études féminines et de genre »

-Jacques Poirier (Univ. de Bourgogne) : « Quand la fiction a mauvais genre ».

-Discussion avec les signataires du volume Fictions des genres (EUD, 2013)  :

Mireille Calle-Gruber, Sarah-Anaïs Crevier Goulet, Anaïs Frantz, Eberhard Gruber, Sarah Jagodzinski, Alison Peron, Hervé Sanson

Documentaire

Violette Leduc, la chasse à l’amour            

Documentaire, 57 min.,  2013.

Réalisateur(s):Esther Hoffenberg .

Violette Leduc La Chasse à l'amour

Violette Leduc La Chasse à l’amour

Résumé       « Si on entreprend une autobiographie, il faut y aller à fond » affirme Violette Leduc. L’homosexualité, l’avortement, la bâtardise, elle aborde chacun des sujets tabous des années 50 sans aucune hypocrisie. Sa « sincérité intrépide » lui apporte l’admiration et le soutien de Simone de Beauvoir.Presque 50 ans après le succès public de la Bâtarde, la force des livres de Violette Leduc reste intacte, autant que sa personnalité originale. Inspiré par le style poétique de Violette, le film compose le portrait d’un grand écrivain en avance sur son époque. Un hymne à la liberté et à la magie des mots.Rythmé par des extraits d’ouvrages lus par la comédienne Dominique Reymond, le film cède la parole à plusieurs intervenants renommés parmi lesquels la romancière Cécile Vargaftig, le biographe de Violette Leduc Carlo Janciti ou l’écrivain et cinéaste Claude Lanzmann, grand ami de Simone de Beauvoir. Il dévoile enfin des archives inédites à ce jour où apparaissent des contemporains de Violette Leduc tels que Jean Genêt ou Jacques Guérin.Commentaire lu par : Dominique Reymond

Conférence à l’ENS

La mère dans les manuscrits de Violette Leduc : un motif révélateur

Intervention de Anaïs Frantz, du groupe Violette Leduc, dans le cadre de la journée d’étude « Sexualités, genre, résistances. Genèse et autobiographie » de l’ITEM, organisée à l’ENS.

Depuis le premier roman publié, l’activité d’écrire est intimement liée, chez Violette Leduc, à la figure maternelle et à l’« inguérissable » de sa naissance bâtarde. Je me propose d’étudier la résurgence obsessionnelle du motif de la mère dans les manuscrits de La Chasse à l’amour à partir de trois exemples précis. Ratures et lapsus de genre grammatical, dans les Cahiers, témoignent en effet, d’une part, de l’inscription d’un genre social et sexuel indécidable : celui de Violette, l’enfant bâtard ; d’autre part, de la place ambivalente qu’occupe la mère dans les relations amoureuses ou fantasmées de Violette Leduc ; enfin, du rapport singulier qui existe dans l’imaginaire de l’écrivaine entre procréation et création littéraire. On parlera alors des repentirs de la bâtarde, à la fois au sens des lamentations de l’auteure qui n’en finit pas de revenir sur l’événement de sa naissance fautive, et au sens des ratures apportées à l’œuvre en cours d’exécution.

Colloque international 20-21 juin 2013

Colloque international « Mireille Calle-Gruber ou Les promesses de la littérature et des arts »

Ce colloque international, organisé par Melina Balcázar Moreno, Sarah-Anaïs Crevier Goulet, Anaïs Frantz et Élodie Vignon, docteures de Paris 3 et membres du CREF&G/LF, aura lieu dans :

  • la salle Bourjac de la Sorbonne (17, rue de la Sorbonne, Paris 5ème) : matinée du 20 juin
  • le Grand Amphithéâtre de l’Institut du Monde Anglophone (5, rue de l’Ecole de Médecine, Paris 6ème) : après-midi du 20 juin et 21 juin toute la journée.

Une soirée est également prévue à l’Espace des Femmes (35, rue Jacob, Paris 6ème) le jeudi 20 juin à 19h.

Écrivain, professeur de littérature et d’esthétique ayant enseigné en Tchécoslovaquie, en Égypte, en Italie, en Allemagne, au Canada, et en France, à Paris 8 Vincennes-Saint Denis puis à La Sorbonne Nouvelle-Paris 3, éditrice des auteurs et penseurs majeurs des XXe et XXIe siècles, Mireille Calle-Gruber n’a cessé de veiller à la transmission des textes et au dépassement des frontières entre les disciplines. Elle a travaillé avec Philippe Lacoue-Labarthe, Jacques Derrida, Michel Butor, Claude Simon, Claude Ollier, Hélène Cixous, Assia Djebar, Nelly Kaplan, Pascal Quignard. Elle est aussi l’auteur de plusieurs romans depuis Arabesque publié chez Acte Sud en 1985, jusqu’à Consolation paru à La Différence en 2010. Pour ses étudiants, Mireille Calle-Gruber est encore un professeur exceptionnel qui allie une personnalité attentive, hospitalière et chaleureuse, avec une intelligence pointue et généreuse, proposant une approche singulière et déterminante de la littérature, des arts et de la philosophie, autrement dit des Humanités. C’est à ce professeur-écrivain remarquable que ces deux journées veulent rendre hommage en rassemblant artistes, écrivains, intellectuels, amis, collègues, chercheurs et étudiants qui l’ont accompagnée. Mireille Calle-Gruber œuvre en tant que professeur et en tant qu’écrivain dans la langue française depuis la connaissance et l’expérience des cultures autres. Son travail est pluriel et transfrontalier : il traverse les grammaires et fait migrer les disciplines. Il dissémine les savoirs et décloisonne la recherche. Son séminaire ouvre un espace-temps où l’impensable est accueilli. Où l’impossible arrive. Passeuse des œuvres, amie des artistes, Mireille Calle-Gruber nous fait le don des promesses de la littérature, et c’est à nous qu’il revient de faire perdurer cet héritage.

Le Complexe d’Eve. La pudeur et la littérature

Anaïs Frantz, Le Complexe d’Ève : La pudeur et la littérature. Lectures de Violette Leduc et Marguerite Duras

Paris : Honoré Champion, coll. « Bibliothèque de littérature générale et comparée », 2013.

Compte rendu de l’ouvrage dans la revue Lettres Modernes Marguerite Duras (Minard, 2017)

Compte rendu de l’ouvrage dans la revue Francofonia

Compte rendu de l’ouvrage dans la revue Francesi

complexe d'eve

Présentation de l’éditeur :

Sous le voile de ce que l’on appelle encore aujourd’hui la « pudeur féminine », il y a le complexe d’Ève. Je nomme ainsi l’articulation poétique entre d’une part le désir de connaissance, et d’autre part la découverte de la mort. Le sujet de langage est un sujet pudique dont la nudité est imprésentable parce que fictionnelle et auctoriale. Il y va, par-delà l’interprétation morale du «péché originel», de la condition poétique du sujet connaissant. Ce livre, qui tisse la relecture des écritures bibliques avec l’analyse de certaines approches philosophiques et théoriques contemporaines, et l’étude de deux grandes œuvres littéraires, celles de Violette Leduc et de Marguerite Duras, montre que la littérature est le lieu privilégié où faire l’épreuve d’une mimèsis sans modèle.

Anaïs Frantz est chercheure associée et chargée de cours à La Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Elle enseigne également la littérature et les études féminines et de genre dans les Universités américaines de Paris. Elle a rédigé le livret pédagogique du DVD sur Tous les matins du monde de Pascal Quignard pour le Centre National de Documentation Pédagogique, et coédité avec Mireille Calle-Gruber Politique et poétique du genre dans les migrations. Femmes entre les deux rives de la Méditerranée aux Presses universitaires de Tanger.

Colloque Claude Simon Les Vies de l’Archive – Sorbonne Nouvelle 2013

CLAUDE SIMON, LES VIES DE L’ARCHIVE

Colloque du Centenaire

1913-2013

 27-28 février, 1er mars 2013

Au commencement, et qui commande en tous points l’œuvre de Claude Simon, il y a le travail de l’archive, laquelle relève à la fois de l’historique, du politique et de la poétique.

L’archive est plus ample que la mémoire, qu’elle garde et dont elle se garde par la construction d’une mise en œuvre de la recherche. L’archive n’est pas tournée vers le passé : son geste archéologique, singulier et immémorial, la requiert au présent de l’écriture et aux voies ouvertes à l’à-venir.

Elle est peut-être bien ce que Claude Simon appelle « le vécu » dont il fait ses romans ; le vécu qui impressionne le corps extérieur à même l’intime, et dont il importe de déchiffrer les traces, nourricières de la vivante relation au monde.

Qu’il s’agisse des archives familiales et de la documentation réunie par l’écrivain, de ses notes pour mémoire, des manuscrits des romans, plans et croquis, de la diversité des genres expérimentés (peinture, photographie, roman, essai, film, scenario, conférence, entretien) ou qu’il s’agisse des œuvres publiées dont chacune est à la fois un accès nouveau au vécu et une ressource pour les romans successifs, on suivra les chemins de traverse que fraye Claude Simon constituant ainsi une archive cohérente et lisible. Entre rassemblement et dispersion, conservation et ruine, science et impressions affectives, institution et interprétation.

Et plus d’une interrogation.

« Comment savoir ? Comment savoir ? Que savoir ? » : ces questions qui scandent La Route des Flandres sont celles de l’archivation et de l’archivable. Elles deviennent les nôtres. Elles habitent la poétique de l’œuvre, par exemple Le Palace avec la guerre d’Espagne, Les Géorgiques avec la vision révolutionnaire de l’Histoire, ou encore la démarche autobiographique qui est au fondement de tous les livres.

« Mais où commence le dehors ? Cette question est la question de l’archive », affirmait Derrida. C’est sans aucun doute la question pour la dynamique de Claude Simon dont les phrases interminablement disponibles mettent à feu et à cendre les mémoires de la mort et les vies de l’archive.

Michel Butor – L’écrivain migrateur

Le film Michel Butor l’écrivain migrateur réalisé par Blandine Armand, coécrit avec Frédéric Ferney, auquel ont participé les chercheurs et étudiants du Centre de Recherches en Études féminines et genres /Littératures francophones, et dont une partie a été tournée à la Maison de la Recherche de Paris 3 et à la Bibliothèque de Littérature générale et comparée en Sorbonne, a été diffusé sur France 5 le vendredi 23 mars 2012 à 21h30 dans le cadre de la collection Empreintes présentée par Annick Cojean.